Derrière l'objectif, Florian.
J'ai grandi à Chalon-sur-Saône, la ville de Nicéphore Niépce l'homme qui, le premier, a figé la lumière.
Peut-être que grandir là a semé quelque chose en moi sans que je le sache vraiment.
Très tôt, on m'a offert un appareil photo.
Et j'ai compris instinctivement ce que ça faisait : arrêter le temps. Garder ce qui, autrement, disparaît.
Je crois que les émotions font de nous ce que nous sommes. La joie, le bonheur, l'émotion brute d'un instant, elles méritent de ne pas s'effacer.
Je photographie pour qu'un jour, dans 10 ans ou 20 ans, tu regardes une image et tu redeviennes la personne que tu étais ce jour-là.
Pas juste un souvenir.
Une sensation qui revient entière.